26/01/2005

Sed perseverare

Prêts à épater vos amis ? Cette semaine, un petit panaché d'erreurs que je retrouve souvent :
 
- on écrit avoir tort, à ne pas confondre avec tors (tordu) et tord (du verbe tordre) ;
- l'adjectif public s'écrit public au masculin, publique au féminin. La chose publique (res publica) mais un problème public. Idem pour l'adjectif laïc, qui doit s'écrire tel au masculin et non pas laïque : ainsi, on dira un tribunal laïc, l'enseignement laïc, etc. Toutefois, certains dictionnaires commencent à reconnaître la forme laïque au masculin. Dernier point du même acabit : athée, qui lui ne s'écrit jamais athé, sauf peut-être dans la forme archaïque athésouets. On dit donc : je suis athée, c'est un athée, un monde athée.
- pécuniaire n'est pas le féminin de l'adjectif pécunier, car ce dernier n'existe pas ! On utilisera toujours pécuniaire pour qualifier quelque chose qui est relatif à l'argent ;
- l'adverbe moult est invariable ! Moult boissons seront disponibles à l'accueil ;
- on pallie quelque chose et non pas à quelque chose ;
- la conjugaison du verbe ressortir de est compliquée. Lorsqu'on l'utilise dans son acception matérielle (il ressort de chez lui, de sa maison, du magasin), il est conjugué sur le modèle du verbe sortir. Mais lorsqu'il est utilisé dans une acception immatérielle, il se conjugue comme le verbe finir. Ainsi, on dit au présent : il ressortit de cet article que le journaliste ne connaît rien à la question. Ou, à l'imparfait : il ressortissait de cette étude que les chiens sont des canidés. Bizarre ? Pour vous convaincre, dites-vous que cette règle est retrouvable dans un mot courant : on utilise ressortissant pour désigner une personne qui ressortit d'un pays, et non pas ressortant.
 
Ne manquez pas la chronique de samedi, avec mon premier vrai conseil, et préparez-vous à découvrir mercredi prochain les expressions bizarres et imagées de la langue française !

16:27 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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