02/02/2005

A vau-l'eau

J'avais préparé un merveilleux post sur les expressions, mais pour une raison que seul mon ordinateur connaît, tout s'est effacé lorsque j'ai voulu publier !
 
Je récapitule fissa : comme promis, je vais vous parler de quelques expressions bizarres, dont le sens et l'orthographe sont souvent méconnus.
 
Se terminer/finir en eau de boudin et non pas en noeud de boudin. L'explication est simple : l'eau du boudin est l'eau dans laquelle on a fait cuire la viande de cochon pour préparer le boudin. Après la cuisson, cette eau est impropre à la consommation, raison pour laquelle on la jette ou on la donne à boire aux cochons (ah ! l'ironie de la vie).
 
Au temps pour moi et pas autant pour moi. Ca semble bizarre, mais en fait l'explication est simple : l'expression était d'abord utilisée à l'armée. Lors des défilés, par exemple, il fallait que tout le monde soit "au temps" afin d'offrir un spectacle digne de ce nom. Ceux qui n'étaient pas coordonnés avec le reste de la troupe se faisaient rabrouer d'un "au temps pour vous !" sec. Au temps pour moi signifie qu'on a compris son erreur et qu'on est désormais sur la même longueur d'onde que son interlocuteur.
 
Aller/faire de concert et aller/faire de conserve. La première expression est courante : elle signifie qu'un groupe va ou fait quelque chose de façon coordonnée. La deuxième signifie exactement la même chose, si ce n'est qu'il y a un guide à cette action, qu'un des membres du groupe mène les autres. Cette expression est issue du langage maritime, où deux bateaux vont de conserve lorsqu'ils naviguent dans la même direction, le premier guidant le deuxième (par exemple dans le cadre du passage d'un canal).
 
J'espère que ça vous a plu. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à poster un commentaire. A samedi !

16:18 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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