05/02/2005

Les racines du mal

Bonjour à tous ! Ce samedi, votre copywriter préféré (parce que c'est le seul que vous connaissez) va vous donner un conseil très utile : n'utilisez jamais le passif si vous pouvez utiliser l'actif. Qu'est-ce que j'entends par passif et actif ? C'est simple :
 
Passif : Le meuble est détruit par Cédric.
Actif : Cédric détruit le meuble.
 
Une tournure passive est une tournure où le sujet agissant est utilisé comme complément (d'agent, d'objet direct ou COD, d'objet indirect ou COI, de moyen, etc.) et l'objet subissant comme sujet. Cette tournure est lourde car elle exige un auxiliaire et un participe passé, alors qu'à l'actif seul le verbe d'action est utilisé. De plus, la voie passive, comme son nom l'indique, est passive. Ce qui signifie que le lecteur se sentira moins impliqué, moins touché par ce qu'il lit ; il sera étranger au texte, s'ennuiera plus rapidement. Or, conserver l'attention du lecteur est la première mission de l'écriture, qu'elle soit commerciale (copywriting, journalisme, rédaction publicitaire) ou artistique (littérature). Enfin, la tournure passive n'est pas adaptée, à mon sens, à la langue française, qui supporte mal les phrases éclatées. A la différence du latin, du néerlandais ou de l'allemand, le français groupe le coeur de la phrase (sujet, verbe, COD) en un seul endroit. Les voies passives sont d'ailleurs très rares dans le langage parlé.
 
La tournure passive, bonne à jeter alors ? Non, bien sûr que non. Mais à utiliser avec parcimonie. Elle permet, par exemple, de briser le rythme d'un texte (si la voie active a principalement été utilisée jusque là) et ainsi de réveiller l'attention du lecteur.
 
Bonne écriture !


13:50 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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