24/02/2005

Le parcours du rédacteur publicitaire

De par sa profession méconnue, dénuée de formation et de chambre du commerce ou autre organe de représentation, le copywriter a un statut très particulier. Il n'y a pas de profil-type, de diplôme ou de tempérament précis qui mènent invariablement à exercer cette profession. En fait, seule compte la capacité à comprendre les messages des clients et à les transposer en phrases. Avoir une bonne plume, être créatif et coller à l'époque : voilà les mots d'ordre et les caractéristiques principales des bons copywriters.
 
J'ai suivi des études en économie - je n'avais pas vraiment de profession ou de branche à l'esprit, si ce n'était que je comptais devenir "cadre". Puis, au cours de mes études, j'ai croisé par le plus grand des hasards le chemin d'un copywriter bruxellois, le meilleur de la place, qui m'a fait l'immense honneur de me former et de me confier des boulots de plus en plus difficiles. A l'époque, j'avais un style assez littéraire et une légère tendance à la procrastination, ce qui a parfois entraîné des tensions dans nos relations - qui sont toujours excellentes. Mes études terminées, je suis entré dans une boîte de comm' où j'ai appris à aligner des kilomètres de phrases par jour, à en avoir mal à la tête et la vision trouble. C'est souvent à cette étape que les aspirants copywriters laissent tomber, parce que le rythme est insupportable si l'on n'est pas passionné par l'écriture. Et de la passion, il en faut pour écrire lorsqu'on n'a pas d'inspiration, lorsque le client est particulièrement inintéressant ou qu'il refuse le texte pour la cinquième fois ! Une fois ma période en agence terminée, je me suis mis à mon compte, ce que finissent par faire tous les copywriters. Le but est alors de trouver suffisamment de clients pour avoir du boulot toute l'année, ce qui n'est pas simple (surtout dans le contexte économique actuel, même si ça va mieux qu'immédiatement après le 11 septembre).
 
C'est mon parcours, mais il y en a d'autres : mon maître à écrire détient un diplôme de journaliste et est entré dans une régie médias directement après ses études. Je connais deux copywriters qui ont suivi une formation de traducteur. Un autre est archéologue. Un psychologue. Trois économistes. Et deux sans autre diplôme que leur talent. C'est le plus important, de toute façon.
 
Jeudi prochain, le quotidien du copywriter !

14:52 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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