28/04/2005

En passant

Aujourd'hui, deux brèves :
 
- si vous trouvez que les introductions des sites Internet des entreprises sont particulièrement intéressantes et ne vous font pas perdre de temps, cliquez sur ce lien : http://skipintro.nl/skipintro/
 
sanstitre0nu.jpg
 
- la chaîne de supermarchés américains Wal-Mart vient de lancer une nouvelle offre : tous les vendredis soir, les supermarchés se transforment en clubs pour célibataires. Ceux qui cherchent l'âme soeur mettent un gros noeud papillon rouge sur leur caddie et signalent ainsi leur disponibilité. Des "flirting points" sont également disséminés à différents endroits du supermarché, principalement autour des produits à connotation romantique comme les fleurs, les chocolats, les vins, etc. Wal-Mart a observé que la clientèle intéressée par ces "courses entre célibataires" a entre 35 et 45 ans, et qu'elle préfère aller draguer (ou se faire draguer) au supermarché qu'en boîte ou via des agences spécialisées. Une bonne idée pour Carrefour ?
 
sanstitre9tp.jpg

10:50 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/04/2005

Abre los ojos

Le texte d’une publicité est rarement l’œuvre d’une seule personne. Le plus souvent, le copy rédige la première mouture qui est relue par l’account manager ou le creative director, qui apporte lui-même quelques corrections ou demande au copy de revoir sa… copie. Jusque là tout va bien. Mais ensuite, le texte passe chez le client où il est relu par un nombre indéterminé de personnes qui corrigent selon l’inspiration du moment. Le problème, c’est que le texte perd rapidement toute cohérence et qu’il ressemble finalement à une suite de phrases et de paragraphes mal rafistolés. Exemple.

 

13if1.jpg

 

Il s’agit d’une publicité d’une multinationale de l’ameublement. Le texte n’est pas épatant : beaucoup de stéréotypes (chambre de mes rêves, rangements intelligents, soutien parfait, etc.), trop de répétitions du mot rêve, et au final la torpeur vous prend. En plus, dire qu’on va vivre notre rêve en s’achetant un lit, c’est peut-être pousser le bouchon un peu loin. Soit.

 

Le pire, de toute façon, n’est pas là. Le chapeau du texte (phrase en gras) mélange les styles : Ouvrir (infinitif) les (descriptif) yeux, dans la chambre de mes (subjectif) rêves. Ouvrir les yeux est une phrase impersonnelle qui n’a aucun lien avec le mes qui suit. Il fallait écrire soit J’ouvre les yeux dans la chambre de mes rêves, soit Ouvrir les yeux dans la chambre de ses rêves. Au passage, je fais sauter la virgule entre Ouvrir les yeux et le reste de la phrase, car elle n’a aucune utilité.

 

Mais de toute façon, ça ne colle pas avec le corps du texte, qui s’adresse distinctement au lecteur en le vouvoyant. Le bon chapeau est donc : Ouvrez les yeux dans la chambre de vos rêves

 

19rt.jpg

 

Autre problème ici. Après les stéréotypes d'usage (qualité supérieure, nuit de rêve, ...), je tombe sur une incise qui n'a aucun sens : Cette gamme, encore plus vaste, etc. Encore plus vaste que quoi ? Que les autres gammes ? Mais où en parle-t-on ?

 

Le copy ne s'est pas mis dans la peau du lecteur lambda : ayant passé plusieurs jours dans les différentes gammes pour écrire ses textes, il a l'impression que tout le monde les connaît. Il utilise des raccourcis dont le sens échappe à celui qui lit les publicités séparément, sans y prêter trop attention. Une erreur facilement évitable en laissant s'écouler un ou deux jours entre la fin de la rédaction des textes et leur relecture, afin d'avoir un regard neuf sur ceux-ci. Il faut écrire en connaissant le sujet à fond et relire comme si on le découvrait pour la première fois.


11:41 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/04/2005

La concordance des temps

Je profite de cette journée ensoleillée pour rapidement aborder la concordance des temps, un des aspects les plus importants et les plus négligés de l'écriture.

La concordance des temps est la correspondance, nécessaire d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la proposition subordonnée.

La subordonnée exprime un fait qui peut être : antérieur, simultané, postérieur par rapport à l'action principale.

présent de l'indicatifsimultanéitéPrésent de l'indicatif. Présent du subjonctif.
 postérioritéFutur indicatif. Présent subjonctif.
 antérioritéPlus-que-parfait. Indicatif ou subjonctif
passé de l'indicatifsimultanéitéImparfait. Indicatif ou subjonctif
 postérioritéConditionnel présent. Imparfait du subjonctif.
 antérioritéTemps du passé, imparfait de l'indicatif.
futur de l'indicatifsimultanéitéPrésent de l'indicatif ou du subjonctif.
 postérioritéFutur de l'indicatif. Présent du subjonctif.
 antérioritéPlus-que-parfait du subjonctif
conditionnel présentsimultanéitéImparfait du subjonctif
 postérioritéImparfait du subjonctif.

11:13 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/04/2005

Le marketing de la nostalgie

Très bientôt, les "barquettes Trois Chatons" vont faire leur réapparition dans les rayons des magasins. Danone a, en effet, décidé de ressusciter cette marque de biscuits tombée dans les oubliettes, il y a plus de vingt ans. Cet exemple est loin d'être isolé. Il part d'un constat simple : la nostalgie fait vendre. Fortes de cette assurance, nombre d'entreprises jouent la carte du "rétromarketing" pour séduire les consommateurs.

"Il y a un besoin de racines qui s'exprime chez les consommateurs. Derrière la nostalgie, il y a la sécurisation que cela représente" affirme Sophie Romet, directrice générale de l'agence Dragon rouge. Des marques vont puiser dans leurs racines historiques ou géographiques pour créer un lien avec le client. "Lorsque la marque se place dans le registre de l'affectif, elle entre plus vite dans le coeur des gens et a plus de chance d'être consommée", souligne Patrick Mercier, directeur général de l'agence de marketing Challenger House.

Quoi de plus affectif que d'évoquer des produits qui font partie de l'enfance de chacun ? Avant Danone et ses barquettes, qui souhaitent émouvoir les mamans pour les convaincre d'acheter ces biscuits pour leurs enfants, la société Nutrial avait fait le choix, il y a deux ans, de reprendre la marque Banania, et des investisseurs ont fait de même avec la marque de dessert Mont Blanc.

Dans ces deux derniers cas, les grands groupes qui les possédaient (­Unilever et Nestlé)­ n'ont pas hésité à les vendre. Au gré des fusions, les géants de la grande consommation se retrouvent à la tête de marques mondiales et élaguent leur portefeuille en cédant des activités jugées plus marginales. "Le marché de la consommation se structure autour de trois grands pôles. D'abord les grandes marques de dimension mondiale dont le nombre sera limité. Puis des marques dont le discours est centré sur le prix, comme les marques de distributeurs. Enfin, les marques affectives", analyse M. Mercier.

Des entrepreneurs ou des PME en profitent pour tenter l'aventure, à l'ombre des grands groupes, réussissant ainsi à se glisser dans les rayons. Certains "cueillent" des marques à fort patrimoine laissées en jachère, d'autres en créent tout simplement de nouvelles en revendiquant un héritage historique. Ainsi, Jean-Pierre Barjon a convaincu le dernier limonadier français installé en Moselle de lui céder son fonds de commerce. Ce qui lui a permis de mettre sur le marché la marque Lorina, en apposant sur la bouteille en verre au design rétro, l'année 1875, censée dater les débuts de la famille Geyer dans la limonade. "Cette histoire nous donne une légitimité. Le produit crée une émotion, une nostalgie. Nos clients sont les parents ou les grands-parents qui l'achètent, avec l'idée que c'était mieux avant", raconte M. Barjon.

Avec une assise plus large, Le Petit Marseillais est un exemple de la réussite d'une marque, nouvelle cette fois-ci, qui a su jouer des références patrimoniales. Au coeur du dispositif : l'évocation du savon de Marseille, produit simple qui bénéficie d'une image d'innocuité. Depuis, la gamme s'est élargie aux shampoings et produits de soins corporels, mais l'esprit reste le même : flacons transparents, dessin très sobre d'un enfant... Le registre est celui du naturel, de la simplicité, de l'authenticité.

"Le rétromarketing ne marche pas à chaque coup. Il faut être capable d'innover et de revisiter l'identité de la marque", tempère Mme Romet, de Dragon rouge. Pour Banania, la recette a été remise au goût du jour et l'identité de marque retravaillée. La société Nutrial a décidé de renouer avec l'image historique de Banania, celle du Noir coiffé d'une chéchia rouge, sauf que le visage est maintenant celui d'un enfant. Ce visage, qui représentait un tirailleur sénégalais lors de la première guerre mondiale, donc à l'époque coloniale, accompagné du fameux "Y'a bon", a disparu des emballages de Banania, depuis les années 1970. Sa réapparition suscite des débats sur Internet par le biais d'associations communautaires.

De son côté, Danone a revu la recette de ses biscuits et, pour répondre aux attentes des consommateurs inquiets de la montée de l'obésité infantile, communique sur la réduction de la teneur en sucre. Le groupe américain Procter & Gamble, qui a gardé la marque de lessive française Bonux, a décidé de renouveler le packaging, après avoir réintroduit le "cadeau Bonux", maintenant sous licence Disney. Le motif de toile Vichy rose et blanc est toujours là, mais une coccinelle, censée "véhiculer le bonheur dans la famille", est apparue.

Les grands groupes ne laissent pas le terrain du rétromarketing aux seuls challengers. "La stratégie d'innovation de rupture demande du temps et la grande distribution ne nous en donne pas. Je crois à la rénovation de marques historiques", affirme Franck Riboud, PDG du groupe Danone. De même, tous les secteurs sont concernés. Y compris celui de la high-tech, qui revendique déjà son histoire. Pour les nostalgiques des premiers jeux vidéo aux maigres pixels, Atari réédite sa première console de jeux.

Trouvé sur le Monde en ligne


09:32 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/04/2005

Les moteurs de recherche, le référencement et les mots clé

Chose promise, chose due : aujourd'hui, je vais vous donner onze conseils pour améliorer le référencement de vos articles, pages et sites sur le web. Naturellement perdu dans l'immensité de l'Internet (plus de 8 milliards de pages sont référencées par Google, et c'est loin d'être l'Internet au complet), votre site n'existe que s'il est bien référencé, qu'il sort à une bonne place lorsque les internautes utilisent les moteurs de recherche. Une fois encore (j'aime enfoncer le clou !) : Google ou Yahoo ne référencent pas les graphismes, l'interface, la complexité du code de programmation utilisé. C'est le contenu de votre site qui attirera les prospects et les autres visiteurs.

 

le titre

 

Les moteurs de recherche accordent une attention particulière aux titres. Un mauvais titre ne sera jamais bien référencé et, partant, l’article lié ne sera jamais lu.

 

- soyez courts. N’ayez pas un titre de plus de 10 mots (ou 60 caractères, avec espaces) ;

- il faut que titre contienne le mot le plus important de l’article ou la page. De nombreux articles d’entreprises ont pour titre le nom du produit qu’ils vantent : c’est une erreur, car seuls vos clients (qui connaissent déjà votre site et pourront donc utiliser son moteur de recherche interne) lanceront une recherche sur le nom de votre produit. Vous raterez tous ceux qui ne vous connaissent pas.

 

le méta-tag de description (description tag en anglais)

 

Un méta-tag est une construction texte placée dans l'entête HTML de votre page Web, fournissant des informations qui ne sont pas visibles par les navigateurs. Moins important que le titre, le méta-tag de description est néanmoins très intéressant pour affiner les recherches et élargir la base de référencement de votre page. En langage journalistique, on parle de chapeau : un paragraphe de 30 à 50 mots qui présente et résume votre article. Tous les mots importants doivent s’y trouver (dont le nom du produit ou service et celui de l’entreprise).

 

l’HTML

 

Les pages du site ne doivent surtout pas être lourdes, avec un code HTML complexe. Moins vous aurez d’HTML, mieux vous vous porterez car les moteurs de recherche indexent plus vite et en profondeur les sites au code simple. La limite maximale est une page de 50 kb (graphiques inclus). Les moteurs de recherche délaissent souvent les pages de plus de 100 kb (et que dire des lecteurs qui n’ont pas l’ADSL).

 

le plan du site

 

Les moteurs de recherche aiment les sites qui ont un plan ou un index (à l’instar des internautes, d’ailleurs). Assurez-vous que le plan du site est facilement trouvable dès la page d’accueil, qu’il est présenté dans un format texte et qu’il est à jour (ce dernier point est crucial).

 

le Flash

 

Evitez de placer du design en Flash sur votre site. C’est une telle perte d’argent pour vous et de temps pour les surfeurs qu’il vaut mieux s’en passer. Les moteurs de recherche référencent d’ailleurs très difficilement les pages Flash.

 

dynamique ou statique ?

 

À moins que vous n’ayez un contenu dynamique (comme des prix ou des disponibilités qui varient tout le temps), utilisez de l’HTML statique pour votre site Internet. Ca ne coûte pas très cher, les pages se téléchargeront plus rapidement et les moteurs de recherche accèderont plus facilement à votre index.

 

les PDF

 

Fuyez-les comme la peste. Même si les moteurs de recherche se sont améliorés, un texte avec un bon titre et un bon chapeau sera toujours mille fois mieux référencé par les moteurs de recherche.

 

les frames

 

Faites une croix dessus.

 

les scripts Java (JavaScript)

 

Tous vos liens rédigés en JavaScript doivent également être publiés en HTML. Sinon, les moteurs de recherche ne parviendront pas à suivre ces liens.

 

10° les textes alternatifs

 

Vous devez avoir un texte alternatif pour chacune de vos images.

 

11° le méta-tag de mots clé (Keyword tag en anglais)

 

Les méta-tags de mots clé permettent de souligner l’importance de certains mots utilisés dans une page Web. Toutefois, les Keyword tags on tellement été utilisés que la plupart des moteurs de recherche n’y prêtent plus la moindre attention. En bref, ne dépensez pas trop d’argent et d’efforts pour ceux-ci.




11:33 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/04/2005

Trop à faire


 
Pas de post aujourd'hui, car j'ai vraiment trop de boulot. Jeudi, je vous donnerai onze trucs en or pour optimiser vos textes face aux moteurs de recherche.
 
Passez un bon début de semaine !

10:50 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2005

La publicité sur l'Internet

Pas question de rater le virage Internet, les publicitaires sont unanimes. Même si le poids des recettes dans ce secteur en France, estimées à 840 millions en 2004, reste encore limité, leur progression (+ 78 %) est un bon indicateur d'un véritable décollage.

Pour Xavier Romatet, directeur général de DDB France : "Internet en tant que média devrait capter de 4 à 5 fois plus de dépenses publicitaires. Mais il y a une convention professionnelle ou sociale qui consiste à privilégier les médias traditionnels."

La réalité d'Internet en France a été dévoilée par Médiamétrie, jeudi 24 mars. Selon l'institut d'études, le nombre d'internautes aurait atteint les 24 millions fin 2004. Mieux : plus de la moitié des foyers français sont devenus adeptes du haut débit. Or, lorsqu'ils possèdent un accès rapide, les internautes restent beaucoup plus longtemps connectés que les autres. La durée varie du simple au double, voire plus. Les plus férus restent connectés 16 heures et 9 minutes par mois en moyenne. Ces statistiques prouvent que le retard français, longtemps évoqué, n'est plus qu'un lointain souvenir.

"Internet est même devenu le premier média des jeunes, devant la télévision", affirme Arthur Sadoun, PDG de TBWA Paris.

Les publicitaires et les marques n'ont pas suivi au même rythme. L'éclatement de la bulle Internet en 2000 a causé, il est vrai, quelques traumatismes. Il s'en est suivi une période de glaciation. Peu à peu, toutefois, le sujet est revenu sur le devant de la scène. La campagne BMW, en 2002, a joué le rôle de révélateur.

Pour le lancement de la série 7, le constructeur automobile allemand avait demandé à des réalisateurs de renom de tourner des mini-métrages dont la voiture était la vedette. Ces films, diffusés exclusivement sur Internet, et bénéficiant d'un bouche-à-oreille favorable - le fameux "marketing viral" - ont été plébiscités par les internautes.

Plus récemment, la chaîne de restauration rapide Burger King, aux Etats-Unis, a créé un site Internet (www.subservientchicken.com) où un acteur déguisé en poulet répond aux ordres qu'on lui envoie sur le Réseau : il peut à la demande s'asseoir, dormir, danser. Ce site, chargé de promouvoir le lancement d'un nouveau sandwich au poulet, a totalisé 14 millions de visites. Une campagne publicitaire, à la télévision et dans la presse, a accompagné la mise en ligne du site. De même, la marque automobile Volvo a créé le suspense en évoquant dans des encarts publicitaires publiés dans les journaux une mystérieuse affaire de criminalité dans un village suédois. Pour découvrir l'énigme, il fallait se connecter sur un site Internet.

Cette façon de jouer à "saute-média", pour toucher le consommateur, le surprendre et l'amener à un jeu de piste avec la marque, est de plus en plus prisée par les équipes créatives des agences. "Aujourd'hui la publicité ne se consomme plus de la même manière. Le 30 secondes à la télévision perd des parts de marché. Il faut trouver d'autres moyens pour les marques de toucher le consommateur, que se soit avec Internet, le téléphone mobile, dans la rue, par le biais des boutiques", souligne Pascal Grégoire, PDG de l'agence CLM/BBDO.

Nicolas Riou, fondateur du cabinet Brain Value, parle de principe de "circularité""L'idée est d'encercler le consommateur, de lui proposer un divertissement par le biais de plusieurs canaux de communication", précise-t-il. Il cite l'exemple de la bière canadienne Molson, partie du principe que les garçons avaient du mal à nouer une relation avec les filles dans les bars. Le brasseur a décidé d'inscrire des questions sur les étiquettes des bouteilles. Des situations de dialogue, par bouteilles de bière interposées, ont été mises en scène dans des spots télévisés et un concours organisé sur un site Internet.

"Dans tous les appels d'offres, les marques demandent une déclinaison de leur campagne publicitaire sur Internet. Mais on devrait aller un cran plus loin. Dans certains cas, en particulier quand on veut toucher les jeunes, on peut se dire que la réponse sur Internet devient centrale", suggère M. Romatet.

Cetelem vient de lancer, par exemple, le 30 mars, à destination des jeunes, un site Internet baptisé Superradin, avec quatre spots dont un téléchargeable sur les téléphones mobiles. Un personnage peu disposé à la dépense y est caricaturé. Cetelem invite par ce biais l'internaute à découvrir ses offres de crédit à la consommation.

Reste à lever encore quelques réticences. " Il manque un véritable modèle économique de la publicité sur Internet. Les mesures d'audience et d'efficacité doivent encore être améliorées", affirme M. Sadoun. Le second enjeu concerne les agences elles-mêmes. " Internet était entre les mains des techniciens. Il faut créer une interface entre les publicitaires et les techniciens pour créer de véritables vitrines de marques. D'autant que le niveau d'exigence créative des internautes est très élevé", explique M. Masson.




10:39 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2005

SOS copywriter

La plupart des gens dans la plupart des entreprises n’accordent pas la moindre importance au contenu. Pire : plus haut vous montez dans la hiérarchie et moins on s’y intéresse. Heureusement, c’est en train de changer, car les copywriters ne cessent de gagner en importance.

 

L’exemple parfait pour illustrer ceci est la création ou la refonte d'un site Internet : le directeur marketing (ou communication) décide de refaire le site Internet de l’entreprise où il travaille, car celui-ci ne convient plus à l’image qu’il veut renvoyer (ou autre raison). Il organise alors des réunions en interne mais se rend vite compte qu’il faut faire appel à une entreprise spécialisée dans la conception et le développement de sites web.

 

Le contrat (qui se concentre sur la conception, les heures de programmation et la maintenance) en poche, l’agence envoie le plus souvent un account manager et un web designer, qui rencontrent le marketing manager et un ou deux autres cadres. Sont organisées quelques réunions où l’on parle principalement de l’aspect visuel, des langages utilisés, des fonctionnalités – on passe rapidement sur le contenu, se limitant à définir vaguement les diverses parties du site (« là il faut un texte qui nous présente, là une partie jobs, … »).

 

L’aspect et le plan du site Internet définis, l’agence se met directement au boulot pour le programmer. Un mois avant la fin de la programmation, elle fait appel à un copywriter freelance (car le plus souvent elle n’en a pas en interne), lui communique les "cases à remplir" et lui fournit quelques informations qui l’aideront dans sa tâche. Le copy n’a strictement rien à dire sur la longueur des textes, leur pertinence et l’organisation du contenu, pas plus qu’il n’a de contact avec le client de l’agence. Tout ce qu’on attend de lui, c’est de suivre les instructions.

 

Une fois les textes écrits, on les copie sur le site. Si par malheur le programmeur a changé d’avis ou n’a pas fait son boulot comme prévu, il faut allonger ou raccourcir les textes (parce qu’ils sont décoratifs). En fin de compte, le copywriter est payé un montant X, le graphiste 2X, le programmeur de base 3X et le programmeur expert 4X.

 

Neuf fois sur dix, le client ne sait pas qu’il a fallu engager un copywriter pour écrire les textes ; je crois qu’il ne s’est même pas posé la question de leur provenance. Si ça n’avait tenu qu’à lui, les textes auraient été repris sur d’anciens fascicules publicitaires ou auraient été rédigés par un employé qui n’avait pas grand-chose à faire ce mois-là.

 

Le problème, c’est qu’un site Internet est un support de lecture. Et qu’un visiteur, même s’il apprécie l’interface, cherche avant tout du contenu. Un copywriter professionnel est le mieux habilité à trouver, déterminer et mettre en valeur le type de contenu qui intéressera les prospects. Il le rédigera de telle sorte que le lecteur se souviendra du nom de l’entreprise, voudra en savoir plus sur ses produits, et deviendra un client. Le copywriter est bien plus important que le programmeur ou le graphiste : il est temps que les entreprises s’en rendent compte et qu’elles exigent la présence du copy dès les premiers briefing. Ce n’est pas une ligne de code HTML ou une image bitmap qui leur feront gagner des clients.



12:00 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2005

Petite mort

Pour varier les plaisirs, voici un site amusant qui héberge des vidéos de femmes (et d'hommes, pour mes lectrices) en train de se masturber, jusqu'à en jouir. On ne voit que leur visage, mais c'est plutôt troublant !
 
A lundi....
 
http://www.beautifulagony.com/
 
sanstitre8tq.jpg

16:59 Écrit par Blibli | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |